LES GROS MOTS DANS UNE RELATION D’AFFAIRES

Il ne s’agit pas ici de jurons, mais bien de mots qui, tout comme les expressions vues dans la capsule du 7 août 2015, ont pour effet de rebuter le client, ou pire, de le faire hésiter… Nous avons tous entendu la blague : « Signez le contrat dans l’espace prévu et pesez fort, il y a trois copies ! ». Deux mots dans cette phrase sont susceptibles de lever un doute dans l’esprit du client, jusque-là consentant : signez et contrat. Ces deux termes ont un caractère définitif et contraignant dans l’esprit de plusieurs d’entre nous. Or, le client vous aime bien, mais l’idée d’une union à long terme avec vous lui déplaît probablement. N’est-il pas préférable de demander d’approuver l’entente ? Bien sûr, le client n’est pas dupe, mais porter une attention particulière à ce genre de mots démontre simplement du tact et du respect. Voici une courte liste des mots à éviter et des mots suggérés en remplacement, histoire de remplacer le gros mot par le bon mot :

Remplacer…                         Par…

contrat                                    entente

signer                                     approuver

coût                                        investissement

prix                                         valeur

paiement mensuel                 versement, mensualité

acheter                                  investir, acquérir

vendre                                   conseiller, offrir

baratin                                   présentation

deal                                       occasion

commission                           honoraires, frais de service

problème                               situation, défi

pas de problème !                 avec plaisir !

non (ou) oui mais…               je comprends, voyons comment, voici pourquoi

besoins                                  attentes, objectifs

je vais vous expliquer            présenter, démontrer, préciser

ET pour finir…

honnêtement                         (à éviter… tous !)

sincèrement

petit

toujours

jamais

extraordinaire

hallucinant

Deuxième capsule: les faux pas dans les communications en milieu de travail : comment les éviter ?

Capsule no 2 : Attention lance-roquettes : le sens des mots

Certains parsèment leurs écrits de mots vides de sens. Un exemple ? Un slogan vu l’été dernier sur les panneaux publicitaires de la métropole : « pincez l’été ». On y annonçait des homards, mais ce choix de terme me semblait étrange. Les mots ont un sens premier (la dénotation), mais ils ont aussi des sens implicites (la connotation) dépendant, entre autres, du contexte et de la culture. Petite recherche dans mon Grand Robert ; je ne comprends toujours pas. À mon humble avis, pincer n’a rien à voir avec été. Pire, il évoque en moi de la douleur, ne créant en aucun cas le goût de me rendre dans ce commerce. Quant au sens second, je ne l’ai pas encore trouvé. Ces deux malheureux mots ont participé à forger mon impression négative. Les mots sont puissants, il faut faire attention de bien les choisir.

Un petit conseil : pour éviter de créer une mauvaise impression, demandez à votre employeur d’acheter un bon dictionnaire et prenez l’habitude de faire des recherches pour vérifier le sens des mots avant de presser sur le bouton « envoi ». Autre conseil (c’est gratuit !) : utilisez le correcteur. J’aime aussi Le Robert dictionnaire d’orthographe et des difficultés du français. Vos dollars seront ainsi bien placés, puisque les règles de notre chère grammaire française y sont simplifiées et l’on y trouve, en plus, des réponses à presque tout.

Prochaine capsule : Le ton dans l’écrit

Pour bien écrire, il faut une facilité naturelle et une difficulté acquise. (Joseph Joubert)

Anick et Marie-Josée