Un mal de cœur vous prend le dimanche à la seule pensée d’avoir à vous rendre au bureau le lundi matin et c’est en traînant vos pieds que vous y passerez la semaine. Vous en avez assez de ce boulot, de vos collègues ou de votre patron. Il est temps pour vous de changer d’emploi, mais l’insécurité qui s’ensuit met un frein à votre envie de liberté. Voici quelques trucs et astuces pour vous aider à faire le saut.
Selon Statistiques Canada, la réalité est la suivante : 2/3 des Baby Boomers ayant atteint la cinquantaine ont conservé le même travail tout au long de leur vie. La moyenne au bâton de la cohorte des Gén X est tout autre : ils occupent un emploi en moyenne 3,4 ans. Les Gén Y, quant à eux, effectuent un changement d’emploi chaque 2,7 ans. Et si la tendance se maintient, on peut s’attendre à ce que les Canadiens changent 15 fois d’emploi au cours de leur vie. Vous mettez en doute ces chiffres ? Ils sont pourtant tout droit sortis d’un sondage fait auprès de 4000 Canadiens que l’on trouve dans le rapport Thinkopolis IV, Time to work.1
Si nous changeons aussi souvent d’emploi, qu’en est-il des changements de carrière ? Selon le même sondage, la moyenne des réorientations est de 2 à 3 au cours une vie. Même les auteures de ces lignes ont décidé un jour de tout planter là et de repartir à zéro dans un nouveau domaine (jusqu’à 5 fois pour l’une d’elles !).
Un changement de carrière est une expérience formidablement positive, lorsque bien planifié et non fait sur un coup de tête. Mais il faut bien y réfléchir et tenter, autant que possible, de tout prévoir. Cela peut demander patience et même douleur lorsque le boulot vous donne la nausée, mais le jeu en vaut la chandelle puisque l’indice de bonheur s’établira un jour au beau fixe.
- Mettez vos finances en ordre, payez vos dettes et rencontrez un planificateur financier. Cela vous permettra de déterminer si vous avez les moyens de vos ambitions. Par exemple, si vous pensez partir en affaires, vous aurez peut-être à prévoir des mois de vaches maigres, un professionnel de la finance vous permettra d’y voir clair et saura vous donner l’heure juste pour vous aider à planifier votre grand saut. Mourir de faim et crouler sous les dettes ne vous rendront pas heureux.
2. Déterminez ce qui est le plus important pour vous : mode de vie ou compte de banque ? Cela vous aidera à savoir ce qui fera votre bonheur pour mieux orienter votre choix de nouvelle carrière. Les voyages pour affaires vous rendent malade ? Cherchez un boulot que vous pourrez faire à partir de vos quartiers généraux, c.-à-d. la maison. Vous gagnerez peut-être moins de sous, mais vous serez drôlement plus heureux. Vous aimez travailler en équipe ? Un travail solo vous rendra misérable, alors vaut mieux penser boulot en entreprise plutôt que travail autonome
3. Trouvez un domaine qui vous allume. Le temps des boulots alimentaires est peut-être enfin révolu, vous pourrez faire ce que vous aimez vraiment (surtout si vos finances le permettent). Si c’est le cas, interrogez-vous sur vos passions, vos talents, ce que vous avez toujours aimé faire. On connaît presque toujours du succès lorsque l’on est bien dans son emploi. C’est tout à fait correct de commencer dans un domaine dans lequel vous avez moins d’expérience. Ce nouvel apprentissage ne pourra qu’être positif, à défaut d’être lucratif pour quelque temps. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
4. Un changement de carrière peut nécessiter un retour aux études ou plus de formation. Si tel est le cas, il est possible que le grand saut en soit retardé, armez-vous de patience et surtout, essayez de ne pas ébruiter vos projets au bureau. Il est difficile d’expliquer à votre employeur la raison pour laquelle vous étudiez dans un domaine n’ayant aucun rapport avec celui dans lequel vous travaillez. Il ne verra sûrement pas cela d’un bon œil et tentera peut-être même de vous remplacer, craignant sans doute l’employé démotivé. C’est malheureusement du déjà-vu.
5. Changer de carrière ne veut pas dire rompre les ponts : soignez vos contacts ! Seuls les fous ne changent pas d’idée et il est possible que vous décidiez de faire marche arrière. De plus, il est tout à fait possible que ces contacts finissent par faire des affaires avec vous. Un réseau est comme l’amitié : il demande des efforts. Offrez votre aide lorsque l’occasion se présente, envoyez des courriels pour dire que vous êtes toujours en vie ainsi que pour prendre des nouvelles. Le bouche-à-oreille est un des outils les plus puissants pour apporter de l’eau à votre moulin.
Vous êtes la somme de vos expériences. Rien n’est donc perdu et ce que vous avez fait vous servira d’une autre façon. Vous avez des commentaires ? Partagez-les ici ou sur notre blogue à l’adresse suivante : https://consultationettraduction.com/
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Anick Lamothe et Marie-Josée Verhaaf
| « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » |
| Confucius |

